25 mai : le RGPD entre en vigueur !

Vendredi 25 mai, le règlement général sur la protection des données entre en vigueur.
Il clarifie et renforce les droits des internautes sur l’utilisation de leurs données personnelles.
S’il confirme de nombreuses dispositions déjà en vigueur mais dans les faits, peu ou mal appliquées, il accroit notablement le poids des sanctions qui peuvent être infligées.
L’occasion de faire le point sur vos pratiques.
Pour vous éclairer, je soumets à votre lecture cette note très (trop ?) synthétique.
Bonne lecture !

Les français et la vie politique : la défiance toujours en marche !

Le CEVIPOF et ses partenaires ont livré aujourd’hui la 9ème vague du baromètre de la confiance dans la vie politique. Etude annuelle toujours intéressante notamment parce qu’elle s’inscrit dans la durée.
Elle montre que cette confiance reste très largement plombée malgré les inflexions du printemps dernier ! Le journal “les Echos” qui la présente en exclusivité titre : “un léger effet Macron dans un océan de défiance”.
A noter que cette défiance atteint maintenant les institutions locales.
Du jamais vu, jusqu’à ce jour, la cote de confiance du maire dégringolant de 9 points en un an. Passant de 66 % à 55 %.
J’y reviendrai lorsque j’aurai pu lire et étudier l’intégralité de cette étude qui n’a pas encore été publiée.
En attendant, deux courtes interviews intéressantes de Bruno Cautrès et Luc Perrineau donnent la tendance :

NB : L’étude a été mise en ligne ce matin, 30 janvier sous ce lien

Conseils avisés de Françoise Giroud aux plumitifs… 

La trêve de fin d’année m’a donné l’occasion de me replonger dans l’excellent bouquin de Françoise Giroud “profession journaliste”. Il me plait de partager ces quelques lignes que j’aime beaucoup :

“L’écriture ne s’apprend pas, donc ne s’enseigne pas. C’est une disposition naturelle. Comme pour le piano, on a le don ou on ne l’a pas. Si on l’a, il faut travailler dur. Savoir qu’un adverbe est presque toujours superflu, un « qui » ou un « que » par phrase le maximum autorisé. Il faut écrire avec l’oreille, comme le faisait Flaubert, pour éviter les assonances et les hiatus. Respecter la musique personnelle de chacun, cette qualité si rare. J’avais édicté un certain nombre de règles simples.
Numéro 1 : inutile d’avoir du talent à la cinquième ligne si le lecteur vous a lâché à la quatrième.
Numéro 2 : si on peut couper 10 lignes dans un article sans enlever une idée, c’est qu’elles étaient en trop.
Numéro 3 : jamais de point d’interrogation dans un titre, cette vilaine manie de la presse française. Un journal est là pour répondre aux questions des lecteurs, non pour en poser.
Numéro 4 : par contre placer un verbe dans le titre, le renforce.
Numéro 5 : suivre le conseil de Paul Valéry : de deux mots, choisir le moindre. Et le moindre ne signifie pas le plus mou, le plus plat mais qui a… comment dire… la taille la plus fine.
Ne pas oublier que l’écriture est comme la danse, il ne faut jamais arrêter les exercices à la barre. Après une interruption un peu prolongée, la reprise est dure. (…)”

Ces conseils de la fondatrice de l’Express restent d’une grande pertinence.
A user sans modération, encore et toujours.

Elections 2017 : une abstention record mais surtout un vote de plus en plus intermittent fondé sur des clivages sociaux forts

L’INSEE a livré en octobre dernier une étude fouillée sur l’abstention lors des élections présidentielles et législatives du printemps 2017. Si elle a alors atteint un niveau record, l’analyse de l’INSEE livre des résultats éclairants qui montrent qu’il faut parler d’absentions, au pluriel, et non de l’abstention, tant les comportements abstentionnistes sont hétérogènes. Sans compter que le lieu de résidence a également une incidence : l’abstention systématique est nettement plus élevée dans les DOM qu’en métropole, plus forte à l’est qu’à l’ouest de l’hexagone ! Tout cela dessine un paysage électoral atypique comme le souligne les auteurs de l’étude.

Un taux d’inscription sur les listes électorales élevé, autour de 90 % et 9 inscrits sur 10 qui ont voté au moins à l’un des 4 tours de scrutin sont des indicateurs qui montrent qu’il n’y a pas de réelle désaffection pour la vie politique. Bien sûr l’élection présidentielle a davantage mobilisé que l’élection législative.

En regardant de plus près on constate que seuls quatre inscrits sur dix ont participé à tous les tours des élections contre cinq sur dix aux élections de 2002, 2007 et 2012. De moins en moins d’inscrits votent donc systématiquement (cf.infographie ci-dessous). Ce recul du vote systématique concerne toutes les tranches d’âge*, toutes les catégories sociales, tous les niveaux de diplômes. Il se confirme aussi que la proportion d’inscrits ne votant qu’à la présidentielle : 21 % d’entre eux n’ont voté qu’aux deux tours de la présidentielle en 2017 contre 9 % en 2002 !

Débuter sur Twitter…

Twitter est l’un des incontournables sur les réseaux sociaux ! A titre individuel comme pour une institution.
A titre d’exemple la TAG, exploitant du réseau de transports en commun de l’agglomération grenobloise l’a adopté comme outil d’information sur l’état du trafic : incidents, retards, événements… A l’image de cet exemple, les collectivités peuvent y gagner beaucoup en qualité et réactivité d’informations des habitants pour des usages. De la coupure d’eau aux travaux qui condamnent la circulation dans telles ou telles rues, etc.
Twitter vient d’éditer un guide, bien fait, pour accompagner ceux qui le souhaitent à faire leurs premiers pas sur ce réseau.

Le live, une nouvelle manière de communiquer !

A l’évidence, l’avènement d’Emmanuel Macron à la présidence de la République est marquée par quelques notables évolutions sur le champ de la communication. Ainsi, depuis quelques semaines on assiste au développement d’une communication totalement hors média classiques, qui privilégie les réseaux sociaux et tout particulièrement la nouvelle fonctionnalité “live” de Facebook.

Ainsi, à au moins deux reprises, nous avons pu suivre en direct le Président visitant les services de l’Elysée : le standard et les archives.

Communication minimaliste sur un plan technique avec des images très probablement tournées avec un smartphone mais très efficaces par l’impact qu’elles ont si l’on considère le nombre de vues en direct, sans compter les visionnages a posteriori.

Une fonctionnalité très intéressante que n’importe qui peut donc utiliser, notamment sur le champ de la communication municipale : réunion publique, conseil municipaux et plus généralement temps forts de la vie locale..

Photos de campagne…


Il y a 5 ans, au fil d’une série de billets, je m’étais modestement essayé à une analyse sémiologique des affiches des différents candidats à l’élection présidentielle de 2012. Exercice sans aucun intérêt pour celle-ci, tant les 11 affiches ne racontent strictement rien. Elles ne sont qu’une succession de portraits en plans serrés sans aucune mise en scène particulière. Tout juste parfois un léger fond avec un paysage, un ciel neutre ou une dominante de rouge pour Philippe Poutou.

Sans doute la traduction d’une campagne très morne mais surtout la confirmation que l’affiche électorale est un instrument de propagande relégué au rayon des accessoires, supplantée qu’elle est par l’incontestable par dominante qu’ont pris les réseaux sociaux. De ce point de vue, la palme revient sans conteste à Jean-Luc Mélenchon qui aura pousser fortement leurs usages et fait preuve d’une réelle créativité en la matière. Pour ceux qui sont intéressés par cette question, je recommande le numéro de “Déshabillons-les”, l’excellente émission de décryptage des médias d’Hélène Risser sur Public Sénat sur le thème “moi, candidat youtubeur”. A voir ici.

Droit d’expression de la minorité : du nouveau !

A travers deux décisions récentes, la juridiction administrative a clarifié et précisé le cadre du droit d’expression de la minorité. Qu’il s’agisse d’un conseil municipal ou communautaire. Et… ça se corse !

Droit d’expression sur les réseaux sociaux
La première, rendue par le tribunal administratif de Dijon, a jugé que “la page Facebook d’une commune ouvrait droit à un espace d’expression réservé à l’opposition municipale”. Cela en cohérence avec l’article L.2121-27-1 du CGCT.

Reste que la mise en œuvre de ce droit sur les réseaux sociaux n’est pas évidente et qu’en conséquence le règlement intérieur de la collectivité doit en définir les modalités qui peuvent être exercées par l’opposition dès lors que la page Facebook à destination des administrés donne des informations générales sur la collectivité et ses réalisations. Le tribunal administratif ayant motivé sa décision sur le critère de la cible. Ce qui a priori exclut l’exercice de ce même droit sur une ou des pages spécifiques à destination d’un public cible, les jeunes par exemple.

Cette décision concerne bien entendu l’ensemble des réseaux sociaux. Et je vous laisse donc imaginer la complexité de la mise en place de règles permettant l’exercice de ce droit sur Twitter avec des messages de 140 signes maximum !

Interdiction de limiter le périmètre d’expression aux seuls sujets d’intérêt local ou communal
Dans un arrêt rendu le 20 mai 2016, le Conseil d’Etat a sanctionné la commune de Chartres pour avoir refusé de publier dans le magazine municipal le texte proposé par l’opposition municipale. Il a jugé qu’il n’appartenait pas à la collectivité et à son maire de contrôler, donc de s’opposer à la publication d’un texte émanant d’un des membres de l’opposition au motif que le contenu du texte s’écarte des seules considérations locales. La haute juridiction administrative rappelant que le seul motif légal permettant au maire ou au président de s’opposer à une publication d’une expression de l’opposition tient à la nature du contenu qui ne doit en aucun cas engager la responsabilité pénale du directeur de publication : propos à caractère outrageants, diffamatoire ou injurieux.

Deux décisions qui appellent donc l’examen de la conformité du règlement intérieur et, le cas échéant, leur révision. Et qui, au-delà de ces aspects juridiques, interrogent aussi et surtout sur la nature de la communication dans les supports de la collectivité.

NB : Ce droit d’expression n’est pas attaché aux groupes constitués. Il appartient aux conseillers n’appartenant pas à la majorité municipale. Voir un de mes précédents posts.

Oser des vœux innovants !

Merci à la ville de Saint-Marcellin et à son maire, Jean-Michel Revol, de m’avoir fait confiance et suivi mes préconisations pour renouveler en profondeur la cérémonie des vœux à la ville, habitants et acteurs locaux.

Depuis l’ouverture du Diapason, très belle salle de spectacle de Saint-Marcellin, la cérémonie y était traditionnellement organisée. Très classiquement le maire s’y exprimait dans un propos à la fois rétrospectif et prospectif, donc très et beaucoup trop long !

Conscient que ce format de vœux n’était plus réellement en phase avec notre temps, le maire me sollicita pour élaborer une nouvelle formule.

Je préconisais donc d’abandonner le confort douillet du Diapason pour réinvestir le cœur de ville pour un temps festif en extérieur ! Cette proposition iconoclaste en a surpris plus d’un et a donc fait débat au sein de l’équipe municipale. Après bien des interrogations, l’édile finit par donner son feu vert.

Et voilà comment Saint-Marcellin s’est rassemblée sur la place d’Armes, samedi 14 janvier en fin d’après-midi dans le grand froid et la neige qui tombait encore en flocons serrés en milieu d’après-midi !!! Ci-dessous, reportage en images et notes d’ambiance qui valent mieux que toute explication…

Au final, un propos du maire réduit à 4 minutes chrono et ni plus, ni moins de monde que pour les classiques précédentes éditions. Mais un public différent, plus jeune, venu en famille avec le sourire. Et que des retours positifs sur un moment jugé réellement convivial et simple dans une ambiance qui tenait à la fois du pot d’accueil de la station de ski et la fête du village… Le tout dans un budget inférieur aux précédentes années. Sans compter la motivation décuplée des agents impliqués dans l’organisation de ces vœux !

Joli coup gagnant donc qui montre qu’il faut oser ! A tel point que les élus ont d’ores et déjà fixé les vœux 2018. Ce sera à nouveau place d’Armes, samedi 6 janvier 2018. Notez bien la date !