Débuter sur Twitter…

Twitter est l’un des incontournables sur les réseaux sociaux ! A titre individuel comme pour une institution.
A titre d’exemple la TAG, exploitant du réseau de transports en commun de l’agglomération grenobloise l’a adopté comme outil d’information sur l’état du trafic : incidents, retards, événements… A l’image de cet exemple, les collectivités peuvent y gagner beaucoup en qualité et réactivité d’informations des habitants pour des usages. De la coupure d’eau aux travaux qui condamnent la circulation dans telles ou telles rues, etc.
Twitter vient d’éditer un guide, bien fait, pour accompagner ceux qui le souhaitent à faire leurs premiers pas sur ce réseau.

Le live, une nouvelle manière de communiquer !

A l’évidence, l’avènement d’Emmanuel Macron à la présidence de la République est marquée par quelques notables évolutions sur le champ de la communication. Ainsi, depuis quelques semaines on assiste au développement d’une communication totalement hors média classiques, qui privilégie les réseaux sociaux et tout particulièrement la nouvelle fonctionnalité “live” de Facebook.

Ainsi, à au moins deux reprises, nous avons pu suivre en direct le Président visitant les services de l’Elysée : le standard et les archives.

Communication minimaliste sur un plan technique avec des images très probablement tournées avec un smartphone mais très efficaces par l’impact qu’elles ont si l’on considère le nombre de vues en direct, sans compter les visionnages a posteriori.

Une fonctionnalité très intéressante que n’importe qui peut donc utiliser, notamment sur le champ de la communication municipale : réunion publique, conseil municipaux et plus généralement temps forts de la vie locale..

Photos de campagne…


Il y a 5 ans, au fil d’une série de billets, je m’étais modestement essayé à une analyse sémiologique des affiches des différents candidats à l’élection présidentielle de 2012. Exercice sans aucun intérêt pour celle-ci, tant les 11 affiches ne racontent strictement rien. Elles ne sont qu’une succession de portraits en plans serrés sans aucune mise en scène particulière. Tout juste parfois un léger fond avec un paysage, un ciel neutre ou une dominante de rouge pour Philippe Poutou.

Sans doute la traduction d’une campagne très morne mais surtout la confirmation que l’affiche électorale est un instrument de propagande relégué au rayon des accessoires, supplantée qu’elle est par l’incontestable par dominante qu’ont pris les réseaux sociaux. De ce point de vue, la palme revient sans conteste à Jean-Luc Mélenchon qui aura pousser fortement leurs usages et fait preuve d’une réelle créativité en la matière. Pour ceux qui sont intéressés par cette question, je recommande le numéro de “Déshabillons-les”, l’excellente émission de décryptage des médias d’Hélène Risser sur Public Sénat sur le thème “moi, candidat youtubeur”. A voir ici.

Droit d’expression de la minorité : du nouveau !

A travers deux décisions récentes, la juridiction administrative a clarifié et précisé le cadre du droit d’expression de la minorité. Qu’il s’agisse d’un conseil municipal ou communautaire. Et… ça se corse !

Droit d’expression sur les réseaux sociaux
La première, rendue par le tribunal administratif de Dijon, a jugé que “la page Facebook d’une commune ouvrait droit à un espace d’expression réservé à l’opposition municipale”. Cela en cohérence avec l’article L.2121-27-1 du CGCT.

Reste que la mise en œuvre de ce droit sur les réseaux sociaux n’est pas évidente et qu’en conséquence le règlement intérieur de la collectivité doit en définir les modalités qui peuvent être exercées par l’opposition dès lors que la page Facebook à destination des administrés donne des informations générales sur la collectivité et ses réalisations. Le tribunal administratif ayant motivé sa décision sur le critère de la cible. Ce qui a priori exclut l’exercice de ce même droit sur une ou des pages spécifiques à destination d’un public cible, les jeunes par exemple.

Cette décision concerne bien entendu l’ensemble des réseaux sociaux. Et je vous laisse donc imaginer la complexité de la mise en place de règles permettant l’exercice de ce droit sur Twitter avec des messages de 140 signes maximum !

Interdiction de limiter le périmètre d’expression aux seuls sujets d’intérêt local ou communal
Dans un arrêt rendu le 20 mai 2016, le Conseil d’Etat a sanctionné la commune de Chartres pour avoir refusé de publier dans le magazine municipal le texte proposé par l’opposition municipale. Il a jugé qu’il n’appartenait pas à la collectivité et à son maire de contrôler, donc de s’opposer à la publication d’un texte émanant d’un des membres de l’opposition au motif que le contenu du texte s’écarte des seules considérations locales. La haute juridiction administrative rappelant que le seul motif légal permettant au maire ou au président de s’opposer à une publication d’une expression de l’opposition tient à la nature du contenu qui ne doit en aucun cas engager la responsabilité pénale du directeur de publication : propos à caractère outrageants, diffamatoire ou injurieux.

Deux décisions qui appellent donc l’examen de la conformité du règlement intérieur et, le cas échéant, leur révision. Et qui, au-delà de ces aspects juridiques, interrogent aussi et surtout sur la nature de la communication dans les supports de la collectivité.

NB : Ce droit d’expression n’est pas attaché aux groupes constitués. Il appartient aux conseillers n’appartenant pas à la majorité municipale. Voir un de mes précédents posts.

Oser des vœux innovants !

Merci à la ville de Saint-Marcellin et à son maire, Jean-Michel Revol, de m’avoir fait confiance et suivi mes préconisations pour renouveler en profondeur la cérémonie des vœux à la ville, habitants et acteurs locaux.

Depuis l’ouverture du Diapason, très belle salle de spectacle de Saint-Marcellin, la cérémonie y était traditionnellement organisée. Très classiquement le maire s’y exprimait dans un propos à la fois rétrospectif et prospectif, donc très et beaucoup trop long !

Conscient que ce format de vœux n’était plus réellement en phase avec notre temps, le maire me sollicita pour élaborer une nouvelle formule.

Je préconisais donc d’abandonner le confort douillet du Diapason pour réinvestir le cœur de ville pour un temps festif en extérieur ! Cette proposition iconoclaste en a surpris plus d’un et a donc fait débat au sein de l’équipe municipale. Après bien des interrogations, l’édile finit par donner son feu vert.

Et voilà comment Saint-Marcellin s’est rassemblée sur la place d’Armes, samedi 14 janvier en fin d’après-midi dans le grand froid et la neige qui tombait encore en flocons serrés en milieu d’après-midi !!! Ci-dessous, reportage en images et notes d’ambiance qui valent mieux que toute explication…

Au final, un propos du maire réduit à 4 minutes chrono et ni plus, ni moins de monde que pour les classiques précédentes éditions. Mais un public différent, plus jeune, venu en famille avec le sourire. Et que des retours positifs sur un moment jugé réellement convivial et simple dans une ambiance qui tenait à la fois du pot d’accueil de la station de ski et la fête du village… Le tout dans un budget inférieur aux précédentes années. Sans compter la motivation décuplée des agents impliqués dans l’organisation de ces vœux !

Joli coup gagnant donc qui montre qu’il faut oser ! A tel point que les élus ont d’ores et déjà fixé les vœux 2018. Ce sera à nouveau place d’Armes, samedi 6 janvier 2018. Notez bien la date !

C’est le moment de sauter le pas !

Tout d’abord je tiens à vous souhaiter, chers lectrices et lecteurs une très belle année 2017. Empruntant au très joli propos de Jacques Brel, déjà cité l’an dernier je crois, “Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns”.

Au-delà de ces vœux, ce premier post de cette nouvelle année est l’occasion de partager quelques réflexions à propos de la cure d’amaigrissement à laquelle sont soumis les budgets communication des collectivités. Restrictions qui, dans la continuité des années précédentes, vont se poursuivre en 2017.

Il y a plusieurs manières de concevoir ces resserrements budgétaires. La plus basique consiste à effectuer de simples coupe-sombres qui affectent, sans discernement, tous les postes du budget communication. Mais c’est prendre le risque de l’incohérence, de “communiquer à minima et donc de perdre à maxima” ! Qui plus est dans un temps où les attentes des citoyens sont de plus en plus fortes en la matière. Une autre est de mettre à plat l’ensemble des actions, d’évaluer objectivement leur pertinence, c’est-à-dire le rapport efficacité/coût et de supprimer celles qui ne passent pas la barre.

Une troisième voie consiste à tirer parti des évolutions à l’œuvre avec le digital qui permettent de repositionner la fonction des imprimés et en particulier du journal de la collectivité pour organiser un mix d’information. Je dis bien repositionner et non supprimer tant il a encore toute sa place – et pour longtemps encore – dans la panoplie de la communication territoriale.

Faire le choix de cette troisième voie, nécessite de traiter trois questions qui sont liées :

  • la révision de la ligne éditoriale
  • la complémentarité avec le digital
  • l’ajustement des compétences et de l’organisation de votre service communication.

J’apporterai successivement un éclairage sur chacun de ces points dans les prochains posts.

Internet : les connexions via mobile en tête !

C’est fait, en octobre, à l’échelle de la planète, pour la première fois les connexions internet via un terminal mobile (smartphone, tablette) ont supplanté celles via un ordinateur : 51,3 % contre 48,7 %.

2039782_linternet-mobile-depasse-pour-la-premiere-fois-linternet-fixe-dans-le-monde-web-tete-0211453241529A y regarder de plus près, le mode de connexion diffère sensiblement selon les zones géographiques. Dans les pays développés, la bascule n’est pas pour tout de suite. Aux Etats-Unis, le fixe représente encore 58 % des usages Web. En Europe, près des deux tiers consultations se font encore depuis un ordinateur. En France, le chiffre monte à 70 %, contre 23 % pour le mobile et 7 % pour les tablettes. A l’inverse en Afrique et en Asie, l’internet mobile représente 64 % des consultaions. Le chiffre atteint 75 % en Inde !

Bien sûr ces tendances dans les pays émergents s’expliquent par le faible taux d’équipement en matériel informatique classique. La population accédant de plus en plus aux usages numériques, mais à partir des terminaux mobiles.

Le mouvement étant irréversible, les disparités dans le mode d’accès vont s’estomper rapidement. D’autant plus vite que l’anticipant, Google a d’ailleurs entrepris depuis quelques mois de modifier ses algorithmes pour donner la priorité au référencement des sites adaptés à la consultation en mobilité.

Ainsi la compatibilité des sites avec le mobile devient de plus en plus un enjeu crucial pour assurer sa visibilité sur le net.

Qu’on se le dise !

Source : étude StatCounter

Les charmes de la commande publique…

A la mi-juillet, au tout début du creux de l’été et à quelques encablures de mes vacances, les sites de veille sur les marchés publics continuent de m’adresser des alertes. Dans leurs flux incessants je repère un appel d’offres relatif à un besoin de communication sur les déchets dans une région du sud-ouest qui m’est particulièrement chère…

Je télécharge le dossier de consultation des entreprises. Je l’évalue solide et pertinent et considère qu’au regard des compétences acquises sur cette problématique, j’ai quelque expérience et propositions à faire valoir…

La date limite de remise de l’offre est fixée au 12 août à 12 h, au milieu du creux de l’été…
Qu’importe le temps des vacances… Je m’organiserai pour me donner les moyens d’y répondre… J’intègre la contrainte dans mon programme de vacances et m’organise pour repasser par Grenoble au milieu de mon périple pour travailler sur une offre…

Vent en poupe pour la presse en ligne !

Selon une étude ONE d’AudiPresse citée par Le Monde, la presse en ligne a clairement le vent en poupe.
Celle-ci révèle qu’aujourd’hui, 49 % du total des lectures s’effectue à partir de supports digitaux. Compte tenu des taux de croissance des usages, il semble bien que les supports papier seront supplantés dès l’année prochaine.
Si la consultation à partir d’un ordinateur représente encore 47 % des lectures, on note aussi que la part des lectures sur smartphones et tablettes connaît une progression fulgurante.
Dernière indication intéressante de cette étude, 46 % des Français consulteraient au moins un média en ligne à partir de leurs mobiles.
La révolution de l’information est donc bien à l’œuvre !