Ca-hu-zac : ô rage, ô désespoir…

Il n’a jamais été dans mes habitudes de commenter l’actualité chaude.

Mais j’avoue que, ce soir, à la lumière du pathétique et très provisoire dénouement de l’affaire Cahuzac après “l’aveu” du jour qui tinte à nos oreilles de façon insupportable, il m’est difficile de garder le silence face au séisme – et je pèse le mot – qui secoue une République qu’on nous a promis “irréprochable” et qui semble effectivement le devenir comme en témoigne ce cas d’espèce ! A l’évidence, ce qui doit être irréprochable, c’est bien l’institution, car les hommes, c’est manifestement plus problématique…

Aussi, quelques brèves observations pour exprimer ma pensée :
• Je pense qu’il existe encore une presse d’investigation et que c’est une très bonne chose pour notre démocratie. Au passage, merci à Médiapart et honte à Cahuzac !

• Je pense qu’avoir menti “les yeux dans les yeux” au Président de la République, au Premier ministre, aux parlementaires est effectivement une “faute inexcusable”, pour reprendre l’expression même du mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale pris selon sa propre expression “dans la spirale du mensonge”.

• Je pense que, de droite ou de gauche, le mensonge politique est une faute d’une gravité extrême et inexcusable et que Monsieur l’ex-ministre du budget est avant tout coupable d’avoir cherché à nous tromper avant même d’avoir truandé le fisc, ce pourquoi la justice passera !

• Je pense enfin – et surtout – aux élus locaux que j’accompagne quotidiennement dans l’exercice de leur  mission au service du public et de l’intérêt général et qui, seront de facto, victimes des amalgames et de l’anathème populaire “on vous l’avez bien dit : tous des pourris” proféré notamment par la dame brune à la blonde chevelure…

Bref, j’enrage devant tant d’infamies…

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