Usages numériques : quelles pratiques en 2020 ?            

L’étude qu’ont réalisée conjointement l’ARCEP et le CSA, les deux autorités de régulation dans le champ de la communication et de l’audiovisuel, établit un état des pratiques, en 2020, en matière de consultation de contenus et d’usages du numérique.

Elle confirme en les objectivant les tendances qu’on a observées sur le terrain dans les mois précédents la crise sanitaire. Aujourd’hui près de 9 Français sur 10 sont connectés à internet et en ont pour 78 % d’entre eux, un usage quotidien auquel il consacre en moyenne 2 h 26, avec des disparités selon l’âge des internautes.

À ce haut niveau de fréquentation, il n’est donc pas étonnant que la progression ait tendance marquer le pas. La part des réfractaires à internet, stable, représentant bon an, mal an, 12 % de la population. Il serait intéressant de disposer d’indicateurs pour en identifier les raisons.

Les évolutions, très nettes, se situent donc davantage dans les usages qui progressent quantitativement et se diversifient. Témoignant sous divers biais d’une maturité certaine acquise par les internautes dans leurs pratiques numériques.

Ainsi, le smartphone est devenu l’outil de prédilection pour se connecter (51 %) ce qui a pour effet de “booster” considérablement la consultation des services de messagerie, la recherche d’informations ou le suivi de l’actualité, la fréquentation des réseaux sociaux et les services de contenus vidéos. Sans négliger les pratiques d’achat en ligne qui sont elles aussi en progression constante. Conséquence directe, le trafic de données entrantes explose littéralement.

Signe des temps, le niveau d’équipement des Français en téléviseurs baisse de 2 %. Si cette lucarne reste le support privilégié pour le visionnage de contenus audiovisuels, en particulier des programmes en direct, elle est de plus en plus concurrencée par le smartphone, l’ordinateur ou la tablette, en particulier chez les plus jeunes. À noter également qu’avec 82 % de téléviseurs connectés, ils sont de plus en plus une porte d’accès à internet pour l’instant quasi exclusivement cantonnée au visionnage de programmes en replay, pratique la plus usitée.

Enfin, On regrette juste qu’au-delà de la mesure de l’impact, très net, pendant le confinement sur les usages audiovisuels (pic de +111 % de consultations de contenus d’actualité et d’informations ; hausse de 1 h 12 de temps de visionnage de programmes télévisées ; +45 % d’abonnements à des services de vidéos à la demande), aucun indicateur sur les pratiques internet ne soit encore disponible. Car, à n’en pas douter, la crise aura accéléré la transition !

Cette étude constitue un référentiel fournissant d’utiles indicateurs pour le pilotage de la communication d’une collectivité, notamment sur le champ du digital de plus en plus crucial.

Sous ce lien, vous pouvez consulter la synthèse de cette étude que j’ai réalisée.

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