Ecofolio : votre collectivité doit elle payer la contribution ?

La loi relative à la transition énergétique pour une croissance verte a, depuis le 1erjanvier 2017, soumis les collectivités territoriales à la contribution environnementale dîte “écofolio”. Si la règle est très claire, les nombreuses dispositions dérogatoires rendent l’application complexe, comme souvent en France ! Alors qu’en est-il ? La règle : toute collectivité Lire la suite…

Elections 2017 : une abstention record mais surtout un vote de plus en plus intermittent fondé sur des clivages sociaux forts

L’INSEE a livré en octobre dernier une étude fouillée sur l’abstention lors des élections présidentielles et législatives du printemps 2017. Si elle a alors atteint un niveau record, l’analyse de l’INSEE livre des résultats éclairants qui montrent qu’il faut parler d’absentions, au pluriel, et non de l’abstention, tant les comportements abstentionnistes sont hétérogènes. Sans compter que le lieu de résidence a également une incidence : l’abstention systématique est nettement plus élevée dans les DOM qu’en métropole, plus forte à l’est qu’à l’ouest de l’hexagone ! Tout cela dessine un paysage électoral atypique comme le souligne les auteurs de l’étude.

Un taux d’inscription sur les listes électorales élevé, autour de 90 % et 9 inscrits sur 10 qui ont voté au moins à l’un des 4 tours de scrutin sont des indicateurs qui montrent qu’il n’y a pas de réelle désaffection pour la vie politique. Bien sûr l’élection présidentielle a davantage mobilisé que l’élection législative.

En regardant de plus près on constate que seuls quatre inscrits sur dix ont participé à tous les tours des élections contre cinq sur dix aux élections de 2002, 2007 et 2012. De moins en moins d’inscrits votent donc systématiquement (cf.infographie ci-dessous). Ce recul du vote systématique concerne toutes les tranches d’âge*, toutes les catégories sociales, tous les niveaux de diplômes. Il se confirme aussi que la proportion d’inscrits ne votant qu’à la présidentielle : 21 % d’entre eux n’ont voté qu’aux deux tours de la présidentielle en 2017 contre 9 % en 2002 ! (suite…)

Cap sur l’open data !

L’open data, ou système de données ouvertes consiste à assurer à tous les citoyens un libre accès à des données publiques brutes et réutilisables. Promue par Barack Obama à l’occasion de sa campagne pour l’élection présidentielle de 2008, cette démarche s’inscrit plus largement dans le mouvement de l’Open Gov ou démocratie ouverte fondé sur trois piliers indissociables : transparence participation et collaboration.

Le coup d’accélérateur de la loi NOTRe
Se développant lentement en France depuis 2010, l’open data vient de recevoir un coup d’accélérateur avec l’entrée en vigueur de la loi NOTRe obligeant les communes de plus de 3 500 habitants et leurs EPCI à mettre en ligne sous format électronique leurs données publiques.
Un décret d’application viendra préciser le type et le calendrier de mise en œuvre. Cela étant rappelé relativisons la portée de l’innovation puisque le principe de la transparence est acté depuis longtemps dans l’article 15 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen ainsi rédigé : “La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration”. Ce principe étant régi par plusieurs textes : (suite…)

L’enjeu de la participation des habitants

Les citoyens expriment de plus en plus fortement leur demande de participation à la décision publique. Ils souhaitent, attendent et même parfois exigent d’être plus souvent consultés, associés, écoutés et pris en compte dans les processus de décision. De la réponse à ces attentes dépend très largement aujourd’hui les conditions de “l’acceptabilité de la décision publique”.

Il est intéressant de mettre en parallèle cette aspiration, souvent protéiforme, avec le jugement que porte les citoyens sur le fonctionnement de la démocratie et la méfiance ou la défiance qu’ils manifestent à l’égard des institutions et des acteurs politiques. Sans en tirer la moindre conclusion, il y a là une attitude paradoxale qui ne manque pas d’interpeller et doit pousser à l’approfondissement du sujet.

Ressentiments qui expliquent d’ailleurs pour une part non négligeable la désaffection record que les citoyens ont exprimé à travers l’abstention qui a été particulièrement forte lors des dernières élections municipales…
Attitudes qui éclairent également l’hécatombe dont ont été victimes, à l’occasion de cette séquence électorale, de très nombreux maires sortants dont le bilan était pourtant très séduisant. Comme si se prévaloir d’une bonne gestion municipale ne suffisait plus à emporter l’adhésion. Ne serions-nous pas entrés dans une ère nouvelle dans laquelle la légitimité de l’élu ne procède plus que très peu de l’élection, se construisant désormais davantage, jour après jour, au fil de l’action à travers des modalités de gouvernance, des manières d’être et des attitudes vis-à-vis du citoyen-électeur ? Je le crois et cela me paraît sain. (suite…)

Le nouvel âge du bénévolat

Je viens d’achever de rédiger le dossier du prochain numéro du journal du Parc naturel de Chartreuse qui est consacré aux bénévoles qui concourent, de manière irremplaçable, à animer vie de ce territoire. L’occasion pour moi de me documenter sur cette question de l’engagement bénévole et de problématiser le sujet de cet article à travers les lignes suivantes.

Souvent, on entend dire que l’engagement bénévole recule. C’est inexact. Plusieurs études concordantes estiment à près de 13 millions, le nombre de Français engagés dans une association. Et à 40 %, soit largement plus d’un Français sur trois, la proportion de ceux qui consacrent, chaque année à titre bénévole, un peu de leur temps à d’autres ou à une cause[1]. Indicateurs qui témoignent d’une progression régulière de cette forme d’engagement citoyen, tordant au passage le cou à l’idée très répandue selon laquelle notre société connaîtrait une crise du bénévolat liée à la montée de l’individualisme et au repli sur soi. Et, autre enseignement, ce sont les jeunes qui s’engagent le plus volontiers. Enfin, il est plus affirmé dans l’espace rural. (suite…)

Un portrait de président… modeste !

Ah… dans la lignée de mes commentaires précédents sur les affiches électorales, je ne résiste pas au plaisir de partager à chaud mon regard sur le portrait officiel de François Hollande, président de la République française, que l’Elysée nous a dévoilé cet après-midi…
Le choix de Raymond Depardon, photographe reconnu pour son talent à immortaliser des scènes ordinaires de la vie quotidienne avait déjà donné une petite indication sur la tonalité que prendrait ce traditionnel cliché qui, selon nos codes républicains, représente un acte non dépourvu d’une signification symbolique forte.
Force est de reconnaître que le photographe a réalisé une œuvre qui, en dépit des apparences, n’a rien d’anodin.
Sans négliger la solennité qui sied à une photo destinée à prendre place dans toutes les mairies et bâtiments publics de France, ce portrait ne concède rien à l’académisme. De prime d’abord, la photo ressemble à tant d’autres que chacun de nous, en photographe amateur plus ou moins inspiré selon le moment, a le sentiment d’avoir déjà pris à maintes reprises.
Et c’est précisément dans cette apparente banalité que cette image prend toute sa force.
(suite…)