Humilité !

Depuis le 13 novembre au soir, nous vivons à nouveau des heures très noires et particulièrement dramatiques qui ne peuvent laisser indifférent aucun individu “normalement constitué” sur le plan des gênes démocratiques et humanistes. Nous sommes donc “en guerre” ! Et dans cette guerre, la communication tient sa place. Que ce soit Lire la suite…

Overdose !

En l’espace d’à peine 24 heures, j’ai reçu dans ma boîte à lettres les magazines du Département, de la Métropole et enfin celui de la ville de Grenoble. Chacun comptant 48 pages, voilà donc pas moins de 144 pages d’informations locales à ingurgiter ! Sachant qu’un citoyen lecteur consacre en moyenne 7 minutes à la Lire la suite…

Vous avez dit participation ? (5)

5 – Les conditions de réussite ou comment s’y prendre et l’organiser ?
Avant de passer en revue les conditions de la réussite, on doit impérativement rappeler qu’une démarche de participation est d’abord affaire de volonté politique. Ce sont les élus qui doivent donner l’impulsion, cadrer et être garants de la démarche. Préparé avec rigueur et minutie le choix de concerter doit donc être validé, compris, approprié et partagé dans ses enjeux et ses objectifs dès le départ par l’équipe municipale et les services. Elle appelle des uns et des autres une posture ouverte et collaborative qui ne supporte pas l’improvisation.

Pour cela, dès l’origine, l’élaboration d’un « plan de participation » du projet est nécessaire. Conçu sur mesure, adapté aux besoins et enjeux, il permet de bien identifier les problèmes, de préciser les choix et modalités, de poser le cadre de pilotage, de planifier la démarche, etc. C’est toujours une erreur que de considérer que LA ou LES réunions sont la concertation !

5.1 : Définir l’objet et la finalité du processus
Définir l’objet, c’est cerner et comprendre ce qui est en jeu et s’interroger sur la pertinence, l’opportunité, la faisabilité de la concertation, et cadrer précisément son objet. Selon l’objectif visé, le champ de la concertation sera plus ou moins large et l’on distinguera ce qui relève de la pédagogie de ce qui relève de la négociation :

  • S’il s’agit uniquement d’un objectif d’appropriation du projet, le contenu pourra être très large, car il ne s’agit pas de modifier le projet, mais de mieux le faire comprendre.
    – les besoins identifiés : manque d’information, incompréhensions, inquiétudes, …
    – les attentes non négociables qu’il conviendra d’expliquer ;
    – les points sur lesquels, il me paraît important d’apporter une information.
  • S’il s’agit d’un objectif d’enrichissement du projet ou de coproduction, ce champ doit être bien circonscrit pour éviter les malentendus. En effet, le projet est de par sa nature, son degré d’avancement, ses contraintes, nécessairement en partie contraint et certains points sont de fait “non modifiables”, “non négociables”.
    Le “non négociable” qui doit être très clairement explicité a priori, regroupe des considérants de natures diverses :
    – Les orientations politiques qui fondent le projet
    – Les enjeux fonctionnels du projet
    – Les contraintes irréversibles, techniques, financières, de délais, qui réduisent le champ du « négociable”
    Sachant que le périmètre du “négociable” évoluera au fur et à mesure de l’avancement du projet. Plus il avance et plus il se restreint. D’autant que le “négocié” devient par définition “non négociable”.

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