Thème : Expériences

Oser des vœux innovants !

Merci à la ville de Saint-Marcellin et à son maire, Jean-Michel Revol, de m’avoir fait confiance et suivi mes préconisations pour renouveler en profondeur la cérémonie des vœux à la ville, habitants et acteurs locaux.

Depuis l’ouverture du Diapason, très belle salle de spectacle de Saint-Marcellin, la cérémonie y était traditionnellement organisée. Très classiquement le maire s’y exprimait dans un propos à la fois rétrospectif et prospectif, donc très et beaucoup trop long !

Conscient que ce format de vœux n’était plus réellement en phase avec notre temps, le maire me sollicita pour élaborer une nouvelle formule.

Je préconisais donc d’abandonner le confort douillet du Diapason pour réinvestir le cœur de ville pour un temps festif en extérieur ! Cette proposition iconoclaste en a surpris plus d’un et a donc fait débat au sein de l’équipe municipale. Après bien des interrogations, l’édile finit par donner son feu vert.

Et voilà comment Saint-Marcellin s’est rassemblée sur la place d’Armes, samedi 14 janvier en fin d’après-midi dans le grand froid et la neige qui tombait encore en flocons serrés en milieu d’après-midi !!! Ci-dessous, reportage en images et notes d’ambiance qui valent mieux que toute explication…

Au final, un propos du maire réduit à 4 minutes chrono et ni plus, ni moins de monde que pour les classiques précédentes éditions. Mais un public différent, plus jeune, venu en famille avec le sourire. Et que des retours positifs sur un moment jugé réellement convivial et simple dans une ambiance qui tenait à la fois du pot d’accueil de la station de ski et la fête du village… Le tout dans un budget inférieur aux précédentes années. Sans compter la motivation décuplée des agents impliqués dans l’organisation de ces vœux !

Joli coup gagnant donc qui montre qu’il faut oser ! A tel point que les élus ont d’ores et déjà fixé les vœux 2018. Ce sera à nouveau place d’Armes, samedi 6 janvier 2018. Notez bien la date !

Déchets : accepter de communiquer sans évidences !

Une mission de conseil que je réalise actuellement m’a conduit à beaucoup lire, observer et analyser sur le champ très particulier et complexe de la communication sur l’incitation au tri des déchets. Premier constat, rarement sujet d’intérêt général a suscité une telle abondance de communication. Depuis une vingtaine d’années, à peu près tous les registres de messages et d’images ont été utilisés et déployés sur à peu près tous les canaux par un nombre d’émetteurs incalculable ! Mais pour quelle efficacité ?

Capture d’écran 2016-04-15 à 17.46.08

capture d’écran http://ecoemballages.fr

A l’analyse, deux postures de communication se dégagent sur cette incontournable problématique de société que sont les déchets en tous genres. La première repose sur une vision prométhéenne. Le progrès et l’innovation dans les procédés techniques conjugués à des comportements de plus en plus vertueux conduiront nécessairement à apporter des améliorations significatives bénéficiant à la société toute entière. La seconde est d’essence normative. C’est par la règle, donc quelque part, la contrainte, que l’on obtiendra des inflexions significatives en termes de comportements face aux déchets. Ces normes revêtant diverses formes : réglementaire (restrictions) ; financières (TEOM vs REOM, taxes diverses) ; d’usages (suppression de la collecte en porte-à-porte et instauration de points d’apport volontaire, consignes de tri) ; éthiques et/ou morales (appel à “l’écocitoyenneté”) ; etc.

Acceptabilité de la décision publique…

concertationAu-delà du drame humain – dont on se serait bien passé – que constitue la mort de Rémi Fraisse, jeune manifestant, la contestation qui s’est cristallisée autour du projet de construction du barrage de Sivens dans le Tarn pose une nouvelle fois la question de l’acceptabilité de la décision publique.

Après l’aéroport de Notre-Dame des Landes et probablement avant que l’opposition au projet du Center Park de Roybon, près d’ici, ne se durcisse, il est plus que temps que cette question soit enfin sérieusement prise en compte, y compris à l’échelon de la commune et de l’intercommunalité pour les projets d’intérêt local, même les plus anodins.

Certes il existe des procédures de concertation institutionnelle à l’image de l’enquête publique pour des projets d’ampleur significative. Mais force est de constater que dans la société d’aujourd’hui elles sont loin d’être satisfaisantes, faute de répondre aux attentes citoyennes qui s’expriment avec de plus en plus de force, quelle que soit l’ampleur du projet.

Comme l’a souligné Jean Viard, sociologue, la capacité d’expertise du citoyen a considérablement progressé. L’élévation du niveau de formation et la révolution numérique ont considérablement modifié le contexte du débat démocratique au point que le savoir n’est plus obligatoirement du côté du pouvoir. Sans compter que dans une société devenue de plus complexe, l’idée qu’une seule vérité existe, n’a plus réellement cours !

le rôle et la place de l’élu dans la vie municipale

A l’occasion de la récente campagne électorale pour les élections municipales, certains chefs de file que j’accompagnais, m’ont demandé de briefer leurs équipes sur le rôle et la place de l’élu dans la vie municipale.
Si j’ai accepté de traiter cette question qui me renvoyait directement à ma formation initiale de juriste de droit public, c’est parce que j’ai souvent constaté que la méconnaissance de l’architecture institutionnelle de la commune était source de dysfonctionnements, voire de conflits au sein des équipes municipales mais aussi dans les relations entre élus et services. Difficultés qui ne sont pas non plus sans impact sur la communication.

J’ai donc réalisé ce keynote qui, chaque fois que je l’ai présenté, a rencontré son petit succès.
Je me suis donc dit qu’il pouvait être utile ou intéressant que je permette aux fidèles lecteurs de ce blog d’en prendre connaissance.
Il suffisait juste que je prenne le temps de pouvoir le convertir pour le rendre accessible.
Je regrette simplement que dans la manipulation, les animations soutenant la compréhension aient disparu.
Et donc pourquoi pas prochainement, si j’en trouve le temps, une version vidéo animée et sonorisée ?

En attendant, bonne lecture !

Un petit clip pour un grand flop !

Saint-Marcellin propretéSoit, à l’origine une belle et noble intention : celle d’inciter les habitants à mieux trier, mieux valoriser et moins jeter…
Ce qui justifie la mise en place à l’échelle des trois communautés de communes constituant le Pays du Sud Grésivaudan*, d’un nouveau mode de collecte des ordures ménagères en points d’apport volontaire, conséquence de la mise en place de la redevance incitative…

Soit, un édile, Jean-Michel Revol, maire de Saint-Marcellin, confronté depuis de long mois à une situation critique suite à des dysfonctionnements chroniques sur lesquels il n’a aucune prise directe…
Soit, une population Saint-Marcellinoise exaspérée par les contraintes qu’impose ce nouveau mode de collecte mais aussi par les dysfonctionnements chroniques du dispositif… Qui exprime aussi sa non acceptation de l’usage d’un badge sans lequel on ne peut accéder au conteneur à ordures et dont ils ont aussi l’impression qu’il sert à les pister…
Soit, une organisation institutionnelle pas très lisible et compréhensible par le commun des mortels… Jugez-en plutôt : les communes ont transféré la compétence déchets à la communauté de communes qui l’a elle-même déléguée à un syndicat mixte  en charge de la collecte et du traitement des déchets. Et encore, je simplifie à l’extrême un schéma organisationnel qui est en réalité beaucoup plus complexe…
Soit, trois communautés de communes, chacune d’elles décidant du tarif qu’elle applique et des modalités de facturation, bien entendu différentes d’une communauté à l’autre…
Soit encore, des incohérences juridiques à l’échelon de l’Etat qui pimentent la situation. Passer à une tarification de type redevance incitative que promeut l’une des lois “Grenelle Environnement”, nécessite de pouvoir quantifier les volumes de dépôts (d’ou le badge) et donc signe la fin du passage du camion poubelle à domicile alors que le code général des collectivités territoriales fait de la collecte hebdomadaire des ordures ménagères en porte à porte une obligation dans les zones agglomérées de plus de 500 habitants permanents. Bon, allez comprendre…

Aqualline.fr est en ligne !

Premier acte tangible de ma rentrée professionnelle, la mise en ligne le 4 septembre du site internet www.aqualline.fr. Développé depuis le printemps dernier, l’équipe projet qui a associé Triagoz, Izagraph, 6tematik et moi-même, l’a peauffiné tout l’été pour assurer l’optimisation de cette première version à laquelle succèdera dans quelques semaines une seconde, plus interactive.

Bien loin de l’exercice d’autosatisfaction devant le bel ouvrage, chacun jugera par lui-même, évoquer ce site me permet d’illustrer concrètement le parti pris avec lequel j’aborde la plupart des projets qui me sont confiés dans le domaine de la communication publique sur des problèmatiques d’intérêt général.
Comme je l’ai souvent écrit ici, ce parti pris me conduit toujours à rechercher et travailler la complémentarité des canaux pour combiner les modalités et tonalités de communication dans l’intention que l’usager concerné puisse trouver par lui-même, selon son appétence au sujet et à son rythme, les clés de compréhension d’une problématique, d’un service, d’une décision publique ou d’une orientation politique.

Au-delà, ce site témoigne également que la qualité et l’efficacité, loin de se réduire à la seule esthétique du design requièrent la mise en œuvre de compétences diversifiées et très complémentaires, mais aussi… beaucoup de travail. Autant de facteurs qui, constituant la partie invisible de l’iceberg, n’en sont pas moins totalement déterminants !

Si votre curiosité vous titille, c’est par là : www.aqualline.fr

Et à l’occasion, ne manquez surtout pas de me faire part de vos retours ou de m’interroger sur la démarche empruntée.

C’est fait, mon site existe en version pour smartphones !

C’est fait ! Une version de mon site adaptée à la consultation depuis un mobile est en ligne depuis peu.
J’en remercie les artisans, Nicolas Manaud et Sabine Boubel, mes partenaires internet qui, en déployant cette version me permettent d’offrir aux mobinautes, de plus en plus en nombreux, un réel confort d’usage.
Ainsi, depuis votre  smartphone, sans vous défoncez les yeux, vous pouvez désormais lire les posts que je publie sur le blog et consulter les ressources documentaires que je mets en ligne.

Oh, soyons humbles, la fréquentation de mon site n’a pas encore atteint les sommets rendant absolument incontournable cette version mobile. Au passage je tiens à remercier les visiteurs dont le nombre s’accroît doucement mais sûrement et dont certains semblent fidèles…

Proposer une version mobile, c’est simplement suivre le cours de l’histoire du déploiement des technologies de l’information et de la communication, les fameuses TIC, qui s’écrit chaque jour !
Et si j’ai fait ce choix c’est bien parce que d’ici quelques mois, les connexions à partir de smartphones ou tablettes dépasseront en nombre, celles réalisées depuis un bon vieil ordinateur. On a aujourd’hui probablement dépassé le seuil symbolique des 20 millions de mobinautes. Et, plus inquiétant, les premiers symptômes de la “nomophobie”, ou peur de vivre séparé de son smartphone, ont été récemment identifiés ! Aucune information n’étant à ce jour disponible sur la thérapeutique à préconiser…
Tout en raison gardant, il faut donc aujourd’hui inévitablement  intégrer à la réflexion sur sa stratégie internet, l’explosion des usages “nomades” qui sont en train de changer la donne.

Si vous testez cette version mobile, ne manquez pas de me faire part de vos impressions !
A bientôt.

 

 

Presse territoriale : miser sur le “pluri-média” !

Cette expression “jargonneuse”, révèle en fait une observation simple que m’enseigne ma pratique quotidienne de la presse des collectivités territoriales : un positionnement éditorial pertinent doit aujourd’hui miser sur la complémentarité entre les média classiques (presse) et les nouveaux qui ont pour support, l’univers diffus, d’internet.

Pas plus que la télé n’a tué la radio qui ne s’est jamais portée aussi bien qu’aujourd’hui, jamais le net ne viendra à bout des traditionnels supports de communication “print” qui resteront, longtemps encore des canaux de communication porteurs, à ne pas négliger !

Loin de se neutraliser et encore moins de s’opposer, ces média se complètent par leurs spécificités respectives. Une approche rationnelle et efficace, nécessite donc aujourd’hui d’organiser et gérer cette complémentarité. Au média “print” d’apporter une information “froide” et distanciée, qui peut donc être approfondie et fouillée. Aux média numériques de délivrer une information “chaude”, rapide et collant à l’actualité, donc nécessairement de nature plus factuelle.