C’est l’heure de la pause !

vacancesAvec un plan de charge bien dense sur cette fin de cycle, je n’ai guère eu l’occasion de venir bavarder ici ces dernières semaines !
Parmi les sujets que j’aurais souhaité aborder, la vision portée par Jean-Paul Delevoye sur le basculement de notre monde dans une nouvelle économie qui induit des changements en profondeur, tous azimuts. Il l’a excellemment traité dans une conférence à Saint-Marcellin, le 22 juin dernier, que je vous invite à visionner (à partir de la dixième minute environ).

Vous souhaitant de belles et bonnes vacances, je vous donne rendez-vous aux alentours de la mi-août.
Bel été à vous.

Une vision clivée de l’avenir de la commune…

Si le sondage évoqué dans le post précédent révèle un consensus très fort sur l’attachement à la commune, les clivages réapparaissent sur l’avenir de l’institution communale ? Un tiers seulement des Français se disent favorables à une évolution de son rôle. Un non massif se dégage donc quant à une évolution des compétences aujourd’hui exercées par les communes.

Deux tiers des Français (63%) souhaitent « qu’elles restent comme « elles sont, en gardant leurs compétences actuelles de proximité », 22,5 % d’entre eux suggèrent « qu’elles fusionnent avec des communes voisines pour ne plus former qu’une seule nouvelle commune

La ligne de clivage est générationnelle : plus on est âgé et moins on souhaite voir le périmètre des compétences de la commune évoluer. Il est aussi économique. Si les personnes dotées d’un fort capital économique (> 6000 € de revenus / mois) sont plus enclines au changement, les personnes les plus fragiles financièrement affichent une résistance marquée à l’intercommunalité : 71 % des personnes percevant un revenu inférieur à 1 250 euros par mois et 74,5 % des Français déclarant « s’en sortir très difficilement avec les revenus de leur ménage » ne souhaitent pas voir leur commune changer de rôle. Cette résistance au changement ne connaissant pas de variation selon qu’on habite l’espace rural ou urbain.

L’attachement à la commune qui est reconnue comme assurant aujourd’hui un maillage très fin et pertinent du territoire doit interpeller à l’heure de la mise en œuvre de la réforme territoriale qui organise une nouvelle montée en puissance de l’intercommunalité.

Avec seulement 12 % de Français favorables à la disparition des communes au profit d’entités plus larges et intercommunales, il existe un risque non négligeable d’une fracture territoriale qui fragiliserait le lien très fort exprimé par les Français sur le fonctionnement satisfaisant de la démocratie locale.

Toutes indications qui montrent très nettement que les recompositions à l’œuvre doivent être accompagnées d’un réel effort de pédagogie en direction des citoyens concernés.

 

La commune plébiscitée !

Un sondage* réalisé à l’occasion du congrès de l’Association des Maires de France qui vient de se tenir apporte un éclairage intéressant sur l’attachement viscéral des Français à l’institution communale et à son avenir.

Trois français sur quatre (73 %) revendiquent un attachement fort à la commune. Plus d’un sur cinq (20 %) le déclarant “exceptionnellement fort”.
Sentiment intergénérationnel puisque si 80 % des plus de 65 ans manifestent leur attachement, 67 % des moins de 35 ans le partage.
Sentiment qui transcende également toutes les classes sociales : 70% des agriculteurs, 72% des ouvriers, 69% des cadres supérieurs et 71% des professions intermédiaires ont un attachement fort à la commune. Classes populaires, moyennes et supérieures sont donc à l’unisson. Ce degré d’attachement reste le même quels que soient le niveau d’étude, les convictions politiques, les appartenances religieuses ; que l’on soit Français de naissance ou par acquisition de la nationalité ; que l’on habite l’espace rural ou urbain ; que l’on vive au nord, au sud, à l’est ou l’ouest du pays.

Au moment où la société française est traversée par des ruptures, l’institution communale réalise un consensus exceptionnel. Face au sentiment de défiance à l’égard des institutions et du politique, les français manifestent une très grande confiance dans la commune.

Des chiffres à mettre en parallèle avec le regard que portent les Français sur l’évolution de l’institution communale et le fait intercommunal que j’aborderai dans un prochain post.

* Sondage IPSOS réalisé pour le CEVIPOF et l’AMF réalisé du 15 au 24 avril 2016 auprès de 20 153 personnes inscrites sur les listes électorales. Analyses de Pascal Perrineau et Martial Fouclault – CEVIPOF

 

Déchets : accepter de communiquer sans évidences !

Une mission de conseil que je réalise actuellement m’a conduit à beaucoup lire, observer et analyser sur le champ très particulier et complexe de la communication sur l’incitation au tri des déchets. Premier constat, rarement sujet d’intérêt général a suscité une telle abondance de communication. Depuis une vingtaine d’années, à peu près tous les registres de messages et d’images ont été utilisés et déployés sur à peu près tous les canaux par un nombre d’émetteurs incalculable ! Mais pour quelle efficacité ?

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capture d’écran http://ecoemballages.fr

A l’analyse, deux postures de communication se dégagent sur cette incontournable problématique de société que sont les déchets en tous genres. La première repose sur une vision prométhéenne. Le progrès et l’innovation dans les procédés techniques conjugués à des comportements de plus en plus vertueux conduiront nécessairement à apporter des améliorations significatives bénéficiant à la société toute entière. La seconde est d’essence normative. C’est par la règle, donc quelque part, la contrainte, que l’on obtiendra des inflexions significatives en termes de comportements face aux déchets. Ces normes revêtant diverses formes : réglementaire (restrictions) ; financières (TEOM vs REOM, taxes diverses) ; d’usages (suppression de la collecte en porte-à-porte et instauration de points d’apport volontaire, consignes de tri) ; éthiques et/ou morales (appel à “l’écocitoyenneté”) ; etc.

Comment planter une réforme ou un projet ?

L’actualité du moment nous fournit un cas d’école sur ce sujet !
Et s’il ne m’appartient pas ici de commenter la réforme du travail, nécessaire à bien des égards, je ne peux manquer de m’interroger sur la manière dont le Gouvernement l’a engagée. De manière si brutale, si maladroite qu’on ne peut que se demander si, bien au-delà d’une erreur de communication de débutant, peu probable vu le nombre de communicants au mètre carré, ce n’est pas là, une stratégie en soi ? A quels desseins ? Cela n’est pas évident à percevoir !

Et si le sujet m’intéresse sur le champ de la communication, c’est bien parce que d’entrée de jeu, il cumule tous les symptômes et les syndromes vouant par avance un projet à l’échec absolu. Sens de la provocation, brutalité et autoritarisme, absence totale de pédagogie sérieuse… Toutes postures qui consacrent la relation dominants-dominés bien, analysée par Jean-Paul Delevoye, et que le citoyen ne supporte plus aujourd’hui.

A l’heure où les réseaux sociaux ont pris une place de choix dans le débat public et s’en sont emparés dès que le projet a été porté à connaissance, c’est complètement insensé à bien des égards.

Si aux sommets de l’Etat, ce genre de comportement prend des proportions considérables, notamment grâce à la formidable caisse de résonnance que sont devenus les réseaux sociaux avec le succès sans précédent d’une pétition digitale*, les collectivités locales et leurs élus ne doivent pas se considérer à l’abri de tels soubresauts. Il est clair que le plus petit des meilleurs projets sera désormais d’emblée battu en brèche si les conditions de son “acceptabilité” n’ont pas été réunies et donc sérieusement travaillées en amont.
Qu’on se le dise et surtout qu’on s’en convainque !

*cette pétition qui frise actuellement le million de signature restera à coup sûr dans les annales du genre !

Internet et réseaux sociaux : tendances 2016

Dans cette courte vidéo, un panorama sur les tendances en matière d’usages d’internet et des réseaux sociaux.
De quoi être convaincu que les lignes bougent !
De la nécessité d’adapter les processus d’adapter les processus de communication en conséquence !

• 3,2 milliards d’individus sont connectés à Internet dans le monde, dont 2,2 milliards sur les réseaux sociaux.
 Facebook : 1,55 milliard d’utilisateurs dans le monde. 32 millions d’utilisateurs en France, dont 50 % postent, commentent, partagent quotidiennement.
 Twitter : 320 millions d’utilisateurs actifs
 Linkedin : + de 400 millions d’utilisateurs
 Instagram : 400 millions d’utilisateurs : 80 millions de photos partagées chaque jour.

Source Novius.

2016 : avec tous mes très bons vœux !

Je vous souhaite et nous souhaite le meilleur pour cette année 2016 qui sera ce qu’elle sera… Peut-être aussi, ce que nous en ferons !
Puissent ces vœux de Jacques Brel (Europe 1 – 1er janvier 1968), qui n’ont pas pris une seule ride, se concrétiser…

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“Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns.
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier.
Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences, je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants.
Je vous souhaite de respecter les différences des autres parce que le mérite et la valeur des autres sont souvent à découvrir.
Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négative de notre époque.
Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.
Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable.”

Bonne et belle année à vous.

Humilité !

NONDepuis le 13 novembre au soir, nous vivons à nouveau des heures très noires et particulièrement dramatiques qui ne peuvent laisser indifférent aucun individu “normalement constitué” sur le plan des gênes démocratiques et humanistes.

Nous sommes donc “en guerre” !
Et dans cette guerre, la communication tient sa place. Que ce soit au sommet de l’Etat ou chez les élus locaux, comme dans  l’une ou l’autre de ces communes que j’accompagne.

Dans le premier cas, il s’agit de montrer que le pouvoir tient et agit avec détermination dans une attitude de concorde nationale. C’est fondamental ! Dans les communes, c’est bien évidemment toute autre chose qui se joue. Mais pour être moins stratégiquement décisif, ce n’est pas moins essentiel. Dans ces moments de crises extrêmes comme celle que nous vivons, les citoyens ont naturellement et très légitimement tendance à se tourner vers leur maire, les investissant plus qu’à l’ordinaire de la mission de “faire société”. C’est le sens premier, de ces rassemblements de ces derniers jours qui assurent à l’échelon local une fonction vitale.

Cela démontre tout simplement la force de l’échelon communal et confirme son incontournable fonction de premier maillon de la République ! Celui à travers lequel les indispensables solidarités citoyennes se tissent et se vivent. A l’heure de la réforme territoriale qui fait douter beaucoup de la place de la commune dans la nouvelle architecture institutionnelle, cela doit donner à réfléchir à chacun.

Au-delà, il est intéressant de noter dans le maëlstrom que nous vivons, que les meilleurs registres de communication politique sont ceux qui laissent libre cours à l’expression sincère des émotions, sans qu’elles soient contrariées par quelques postures de communication que ce soit.

Cela s’est vérifié au plus haut sommet de l’Etat, comme dans la plus petite commune. Aussi imparfaite qu’elle ait été “techniquement”, la première intervention du Président de la République dans la nuit du 13 au 14 novembre, alors que les attentats n’étaient pas encore sous contrôle y aura répondu.
Visage marqué, sans fard ; expressions parfois malhabiles ; élocution parfois hésitante, il aura néanmoins eu les seuls mots qui convenaient en cette dramatique circonstance exceptionnelle : ceux de l’humaine sincérité.

Reléguant de facto, le rôle des communicants – dont je suis – à une fonction supplétive !
Ce qui me va très bien !

Faire passer un message…

Voilà un bel exemple qui montre que parler d’un sujet difficile ne condamne pas à faire sur le mode ch…t !
Bravo pour cette pub légère et décalée qui porte néanmoins très bien le message.

Mise en concurrence : 25 000 € !

Selon le Décret n° 2015-1163 du 17 septembre 2015 paru au Journal du Officiel du 20 septembre, à compter du 1er octobre, le plafond des marchés publics qui peuvent être passés sans publicité ni mise en concurrence préalable est porté de 15000 à 25000 € HT.
Pour autant, le décret précise que les règles de la commande publique doivent être respectées.