C’est le moment de sauter le pas !

Tout d’abord je tiens à vous souhaiter, chers lectrices et lecteurs une très belle année 2017. Empruntant au très joli propos de Jacques Brel, déjà cité l’an dernier je crois, “Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns”.

Au-delà de ces vœux, ce premier post de cette nouvelle année est l’occasion de partager quelques réflexions à propos de la cure d’amaigrissement à laquelle sont soumis les budgets communication des collectivités. Restrictions qui, dans la continuité des années précédentes, vont se poursuivre en 2017.

Il y a plusieurs manières de concevoir ces resserrements budgétaires. La plus basique consiste à effectuer de simples coupe-sombres qui affectent, sans discernement, tous les postes du budget communication. Mais c’est prendre le risque de l’incohérence, de “communiquer à minima et donc de perdre à maxima” ! Qui plus est dans un temps où les attentes des citoyens sont de plus en plus fortes en la matière. Une autre est de mettre à plat l’ensemble des actions, d’évaluer objectivement leur pertinence, c’est-à-dire le rapport efficacité/coût et de supprimer celles qui ne passent pas la barre.

Une troisième voie consiste à tirer parti des évolutions à l’œuvre avec le digital qui permettent de repositionner la fonction des imprimés et en particulier du journal de la collectivité pour organiser un mix d’information. Je dis bien repositionner et non supprimer tant il a encore toute sa place – et pour longtemps encore – dans la panoplie de la communication territoriale.

Faire le choix de cette troisième voie, nécessite de traiter trois questions qui sont liées :

  • la révision de la ligne éditoriale
  • la complémentarité avec le digital
  • l’ajustement des compétences et de l’organisation de votre service communication.

J’apporterai successivement un éclairage sur chacun de ces points dans les prochains posts.

Internet : les connexions via mobile en tête !

C’est fait, en octobre, à l’échelle de la planète, pour la première fois les connexions internet via un terminal mobile (smartphone, tablette) ont supplanté celles via un ordinateur : 51,3 % contre 48,7 %.

2039782_linternet-mobile-depasse-pour-la-premiere-fois-linternet-fixe-dans-le-monde-web-tete-0211453241529A y regarder de plus près, le mode de connexion diffère sensiblement selon les zones géographiques. Dans les pays développés, la bascule n’est pas pour tout de suite. Aux Etats-Unis, le fixe représente encore 58 % des usages Web. En Europe, près des deux tiers consultations se font encore depuis un ordinateur. En France, le chiffre monte à 70 %, contre 23 % pour le mobile et 7 % pour les tablettes. A l’inverse en Afrique et en Asie, l’internet mobile représente 64 % des consultaions. Le chiffre atteint 75 % en Inde !

Bien sûr ces tendances dans les pays émergents s’expliquent par le faible taux d’équipement en matériel informatique classique. La population accédant de plus en plus aux usages numériques, mais à partir des terminaux mobiles.

Le mouvement étant irréversible, les disparités dans le mode d’accès vont s’estomper rapidement. D’autant plus vite que l’anticipant, Google a d’ailleurs entrepris depuis quelques mois de modifier ses algorithmes pour donner la priorité au référencement des sites adaptés à la consultation en mobilité.

Ainsi la compatibilité des sites avec le mobile devient de plus en plus un enjeu crucial pour assurer sa visibilité sur le net.

Qu’on se le dise !

Source : étude StatCounter

Les charmes de la commande publique…

A la mi-juillet, au tout début du creux de l’été et à quelques encablures de mes vacances, les sites de veille sur les marchés publics continuent de m’adresser des alertes. Dans leurs flux incessants je repère un appel d’offres relatif à un besoin de communication sur les déchets dans une région du sud-ouest qui m’est particulièrement chère…

Je télécharge le dossier de consultation des entreprises. Je l’évalue solide et pertinent et considère qu’au regard des compétences acquises sur cette problématique, j’ai quelque expérience et propositions à faire valoir…

La date limite de remise de l’offre est fixée au 12 août à 12 h, au milieu du creux de l’été…
Qu’importe le temps des vacances… Je m’organiserai pour me donner les moyens d’y répondre… J’intègre la contrainte dans mon programme de vacances et m’organise pour repasser par Grenoble au milieu de mon périple pour travailler sur une offre…

Vent en poupe pour la presse en ligne !

Selon une étude ONE d’AudiPresse citée par Le Monde, la presse en ligne a clairement le vent en poupe.
Celle-ci révèle qu’aujourd’hui, 49 % du total des lectures s’effectue à partir de supports digitaux. Compte tenu des taux de croissance des usages, il semble bien que les supports papier seront supplantés dès l’année prochaine.
Si la consultation à partir d’un ordinateur représente encore 47 % des lectures, on note aussi que la part des lectures sur smartphones et tablettes connaît une progression fulgurante.
Dernière indication intéressante de cette étude, 46 % des Français consulteraient au moins un média en ligne à partir de leurs mobiles.
La révolution de l’information est donc bien à l’œuvre !

C’est l’heure de la pause !

vacancesAvec un plan de charge bien dense sur cette fin de cycle, je n’ai guère eu l’occasion de venir bavarder ici ces dernières semaines !
Parmi les sujets que j’aurais souhaité aborder, la vision portée par Jean-Paul Delevoye sur le basculement de notre monde dans une nouvelle économie qui induit des changements en profondeur, tous azimuts. Il l’a excellemment traité dans une conférence à Saint-Marcellin, le 22 juin dernier, que je vous invite à visionner (à partir de la dixième minute environ).

Vous souhaitant de belles et bonnes vacances, je vous donne rendez-vous aux alentours de la mi-août.
Bel été à vous.

Une vision clivée de l’avenir de la commune…

Si le sondage évoqué dans le post précédent révèle un consensus très fort sur l’attachement à la commune, les clivages réapparaissent sur l’avenir de l’institution communale ? Un tiers seulement des Français se disent favorables à une évolution de son rôle. Un non massif se dégage donc quant à une évolution des compétences aujourd’hui exercées par les communes.

Deux tiers des Français (63%) souhaitent « qu’elles restent comme « elles sont, en gardant leurs compétences actuelles de proximité », 22,5 % d’entre eux suggèrent « qu’elles fusionnent avec des communes voisines pour ne plus former qu’une seule nouvelle commune

La ligne de clivage est générationnelle : plus on est âgé et moins on souhaite voir le périmètre des compétences de la commune évoluer. Il est aussi économique. Si les personnes dotées d’un fort capital économique (> 6000 € de revenus / mois) sont plus enclines au changement, les personnes les plus fragiles financièrement affichent une résistance marquée à l’intercommunalité : 71 % des personnes percevant un revenu inférieur à 1 250 euros par mois et 74,5 % des Français déclarant « s’en sortir très difficilement avec les revenus de leur ménage » ne souhaitent pas voir leur commune changer de rôle. Cette résistance au changement ne connaissant pas de variation selon qu’on habite l’espace rural ou urbain.

L’attachement à la commune qui est reconnue comme assurant aujourd’hui un maillage très fin et pertinent du territoire doit interpeller à l’heure de la mise en œuvre de la réforme territoriale qui organise une nouvelle montée en puissance de l’intercommunalité.

Avec seulement 12 % de Français favorables à la disparition des communes au profit d’entités plus larges et intercommunales, il existe un risque non négligeable d’une fracture territoriale qui fragiliserait le lien très fort exprimé par les Français sur le fonctionnement satisfaisant de la démocratie locale.

Toutes indications qui montrent très nettement que les recompositions à l’œuvre doivent être accompagnées d’un réel effort de pédagogie en direction des citoyens concernés.

 

La commune plébiscitée !

Un sondage* réalisé à l’occasion du congrès de l’Association des Maires de France qui vient de se tenir apporte un éclairage intéressant sur l’attachement viscéral des Français à l’institution communale et à son avenir.

Trois français sur quatre (73 %) revendiquent un attachement fort à la commune. Plus d’un sur cinq (20 %) le déclarant “exceptionnellement fort”.
Sentiment intergénérationnel puisque si 80 % des plus de 65 ans manifestent leur attachement, 67 % des moins de 35 ans le partage.
Sentiment qui transcende également toutes les classes sociales : 70% des agriculteurs, 72% des ouvriers, 69% des cadres supérieurs et 71% des professions intermédiaires ont un attachement fort à la commune. Classes populaires, moyennes et supérieures sont donc à l’unisson. Ce degré d’attachement reste le même quels que soient le niveau d’étude, les convictions politiques, les appartenances religieuses ; que l’on soit Français de naissance ou par acquisition de la nationalité ; que l’on habite l’espace rural ou urbain ; que l’on vive au nord, au sud, à l’est ou l’ouest du pays.

Au moment où la société française est traversée par des ruptures, l’institution communale réalise un consensus exceptionnel. Face au sentiment de défiance à l’égard des institutions et du politique, les français manifestent une très grande confiance dans la commune.

Des chiffres à mettre en parallèle avec le regard que portent les Français sur l’évolution de l’institution communale et le fait intercommunal que j’aborderai dans un prochain post.

* Sondage IPSOS réalisé pour le CEVIPOF et l’AMF réalisé du 15 au 24 avril 2016 auprès de 20 153 personnes inscrites sur les listes électorales. Analyses de Pascal Perrineau et Martial Fouclault – CEVIPOF

 

Déchets : accepter de communiquer sans évidences !

Une mission de conseil que je réalise actuellement m’a conduit à beaucoup lire, observer et analyser sur le champ très particulier et complexe de la communication sur l’incitation au tri des déchets. Premier constat, rarement sujet d’intérêt général a suscité une telle abondance de communication. Depuis une vingtaine d’années, à peu près tous les registres de messages et d’images ont été utilisés et déployés sur à peu près tous les canaux par un nombre d’émetteurs incalculable ! Mais pour quelle efficacité ?

Capture d’écran 2016-04-15 à 17.46.08

capture d’écran http://ecoemballages.fr

A l’analyse, deux postures de communication se dégagent sur cette incontournable problématique de société que sont les déchets en tous genres. La première repose sur une vision prométhéenne. Le progrès et l’innovation dans les procédés techniques conjugués à des comportements de plus en plus vertueux conduiront nécessairement à apporter des améliorations significatives bénéficiant à la société toute entière. La seconde est d’essence normative. C’est par la règle, donc quelque part, la contrainte, que l’on obtiendra des inflexions significatives en termes de comportements face aux déchets. Ces normes revêtant diverses formes : réglementaire (restrictions) ; financières (TEOM vs REOM, taxes diverses) ; d’usages (suppression de la collecte en porte-à-porte et instauration de points d’apport volontaire, consignes de tri) ; éthiques et/ou morales (appel à “l’écocitoyenneté”) ; etc.

Comment planter une réforme ou un projet ?

L’actualité du moment nous fournit un cas d’école sur ce sujet !
Et s’il ne m’appartient pas ici de commenter la réforme du travail, nécessaire à bien des égards, je ne peux manquer de m’interroger sur la manière dont le Gouvernement l’a engagée. De manière si brutale, si maladroite qu’on ne peut que se demander si, bien au-delà d’une erreur de communication de débutant, peu probable vu le nombre de communicants au mètre carré, ce n’est pas là, une stratégie en soi ? A quels desseins ? Cela n’est pas évident à percevoir !

Et si le sujet m’intéresse sur le champ de la communication, c’est bien parce que d’entrée de jeu, il cumule tous les symptômes et les syndromes vouant par avance un projet à l’échec absolu. Sens de la provocation, brutalité et autoritarisme, absence totale de pédagogie sérieuse… Toutes postures qui consacrent la relation dominants-dominés bien, analysée par Jean-Paul Delevoye, et que le citoyen ne supporte plus aujourd’hui.

A l’heure où les réseaux sociaux ont pris une place de choix dans le débat public et s’en sont emparés dès que le projet a été porté à connaissance, c’est complètement insensé à bien des égards.

Si aux sommets de l’Etat, ce genre de comportement prend des proportions considérables, notamment grâce à la formidable caisse de résonnance que sont devenus les réseaux sociaux avec le succès sans précédent d’une pétition digitale*, les collectivités locales et leurs élus ne doivent pas se considérer à l’abri de tels soubresauts. Il est clair que le plus petit des meilleurs projets sera désormais d’emblée battu en brèche si les conditions de son “acceptabilité” n’ont pas été réunies et donc sérieusement travaillées en amont.
Qu’on se le dise et surtout qu’on s’en convainque !

*cette pétition qui frise actuellement le million de signature restera à coup sûr dans les annales du genre !

Internet et réseaux sociaux : tendances 2016

Dans cette courte vidéo, un panorama sur les tendances en matière d’usages d’internet et des réseaux sociaux.
De quoi être convaincu que les lignes bougent !
De la nécessité d’adapter les processus d’adapter les processus de communication en conséquence !

• 3,2 milliards d’individus sont connectés à Internet dans le monde, dont 2,2 milliards sur les réseaux sociaux.
 Facebook : 1,55 milliard d’utilisateurs dans le monde. 32 millions d’utilisateurs en France, dont 50 % postent, commentent, partagent quotidiennement.
 Twitter : 320 millions d’utilisateurs actifs
 Linkedin : + de 400 millions d’utilisateurs
 Instagram : 400 millions d’utilisateurs : 80 millions de photos partagées chaque jour.

Source Novius.