La communication locale doit intégrer le temps long et hiératique de la crise sanitaire          

Plus nous approchons du terme de cette première “année Covid-19” et plus nous réalisons que nous sommes loin du bout ! Le vaccin arrive mais les mutants aussi…

Et, très naturellement on constate que l’opinion publique est habitée d’une cohorte de sentiments divers. Il y a ceux qui font preuve de résilience face à la situation. Ceux qui n’en peuvent plus pour des raisons très diverses : psychologiques, économiques, financières, sociales… Ceux pour qui le vaccin, solution finale signant la fin de la pandémie, sera une libération absolue. Ceux qui ne veulent subir le vaccin à aucun prix… Au-delà, dans cette diversité de réactions on perçoit assez nettement une acceptabilité qui s’émousse de plus en plus dans une réaction très humaine.

Parce qu’elle est écoutée et considérée, parce qu’elle est reconnue crédible (cf. baromètre de la communication locale – novembre 2020, voir ici un post précédent), la communication locale a un rôle majeur à jouer dans l’acceptabilité de la situation sanitaire et des mesures successives qui sont prises pour y faire face.

Or, si les collectivités ont été fortement et efficacement présentes lors du premier confinement, elles le sont beaucoup moins dans les épisodes suivants. Comme si après dix mois, la crise se banalisait et finissait par revêtir une certaine “normalité”. Peut-être aussi par retenue, crainte de lasser et souci de ne pas nourrir la part d’anxiété présente chez beaucoup. Sans doute également parce que dans le contexte, très mouvant, tout exercice de communication est délicat.

Quelle qu’en soit la raison, il me semble que cette forme de mise à distance de ce néanmoins omniprésent sujet est dommageable. Ne serait-ce que parce que cette crise induit ou accélère de nombreux changements, souvent positifs, voire bénéfiques, qu’il faut accompagner pour qu’ils s’ancrent durablement dans les bonnes nouvelles pratiques de vie quotidienne.

Mais aussi parce que de longue date on a mesuré que les citoyens ont investi l’échelon local d’un rôle protecteur.

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