En 2012… Rien de bien nouveau !

Est-ce un signe des temps ?
En matière d’affiche, la séquence électorale qui vient de s’achever aura donc été d’un très grand classicisme. Qu’on en juge, par ordre d’entrée – ou de sortie – des principaux candidats…

François Hollande nous a livré une affiche plutôt froide. Dans une attitude grave, presque austère et une pose très institutionnelle, raide et statique, son regard fixe, un peu figé même, sur l’objectif est très peu expressif.
Le cadrage est très serré. Le décor de fond estompé, livre un paysage très banal de campagne (Corrézienne ?) qui ne sert à rien sauf à faire ressortir par constraste le grand sérieux du candidat. Le slogan enserré entre deux traits épais est décliné en lettres capitales, code graphique peu usité aujourd’hui. Dans une surprenante hiérarchisation du texte, l’accent est mis sur le mot “maintenant”, plutôt que sur celui de « changement” !
“je suis carré, je suis sérieux”, tel est le message que l’ensemble exprime.
Si la solennité est au rendez-vous, la volonté de changement ne se traduit pas dans la composition de l’affiche. Bref, des codes de communication qui, d’évidence, cherchent à rassurer.
La force tranquille sans la proclamer ouvertement ?

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