Communiquer “sur” ou “avec” Internet ?

La question peut paraître futile ou seulement digne d’intérêt pour ceux qui scrutent par le menu le comportement des diptères ! Et pourtant… De récentes missions m’ont permis de prendre toute la mesure de l’importance du distingo.

Communiquer “sur”, consiste trop souvent à considérer internet comme un vaste réceptacle d’informations, nécessairement disparates, déposées là sans véritable réflexion préalable, en considérant avoir accompli un bel acte de communication en les mettant en ligne, donc à disposition de l’internaute.
Dans cette acception, internet est appréhendé comme un média classique, certes très moderne par sa dimension digitale, présentant l’avantage dont a souvent rêvé, d’être à peu près sans limite sur la nature, le type, le nombre et le volume d’informations que l’on peut publier. Il suffirait d’ajouter des pages – tiens, un mot issu du vocabulaire du très “archéo univers papier” ! – est le tour serait joué. Internet serait une sorte de puits sans fond.
C’est une approche qui est loin d’être pertinente et encore moins, efficace.

Communiquer “avec”, est une seconde approche qui intègre la dimension du réseau, lequel constitue, la “vraie” puissance d’internet. L’essentiel étant moins la mise à disposition d’informations que leur mise en liens, les possibilités de partage et d’interaction que l’outil permet. Ceci est loin d’être sans conséquence sur les contenus, leur production et leur organisation, notamment parce que sur les médias “on line”, le lecteur qui est encore moins captif que sur d’autres médias, définit lui-même ses propres chemins de lecture. Communiquer “avec internet” suppose donc, en particulier pour les sites des collectivités locales de traiter l’information au fil de quatre strates complémentaires permettant à l’internaute d’interagir selon ses besoins et attentes. Cette approche est explicitée dans le schéma ci-dessous.

profondeur d'infoCommuniquer “sur” ou “avec” Internet ? Le distingo n’a donc rien de sémantique…

NB : la conférence de Pierre Bellanger, fondateur et président de Sky Rock sur le site des ErNeSt, apporte un éclairage intéressant sur cette question.

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