Eva Joly est la seule candidate qui a proposé une déclinaison de plusieurs affiches. Sans doute pour exposer ses lunettes rouges puis vertes sur la fin de la campagne, laissant passer le regard de la magistrate au-dessus dans une attitude coutumière. Au-delà de cette coquetterie, ses yeux nous regardent franchement et profondément et elle se montrent dans des attitudes et expressions qui évoquent le monde de l’enfance : la pureté et une candeur certaine.

L’affiche joue tout en nuances sur des références qui suggèrent tantôt l’univers de Mary Popins, tantôt celui d’un célèbre opticien et suscitent empathie. Saisi par cette belle candeur, on en oublie complétement l’inflexible magistrate qu’elle a été.

Une lumière crue éclaire son visage pour mieux souligner une blonde fraîcheur à peine entamée par ses rides parfaitement assumées. Sans doute des références à la lumière et au naturel, deux des vertus cardinales de l’écologie qu’elle promet dans un “vrai changement”, expression bizarrement empruntée à la phraséologie des partis traditionnels…

P.S. : Que Nicolas Dupont-Aignant, Philippe Poutou, Nathalie Arthaud et Jacques Cheminade m’excusent de n’avoir pas pris la peine de décortiquer leurs affiches respectives.

Fin de la séquence

Catégories : Regards

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