6 mois avant les municipales : paysages de (futures) campagnes…

imagesSeptembre a livré sa petite moisson d’études d’opinion* dont je vous livre une rapide synthèse.

Halte au cumul des mandats !
57 % des sondés souhaitent que “leur maire soit uniquement maire”.

Intercommunalité : une prise de conscience
Fait nouveau, 49 % des personnes interrogées considèrent que “les intercommunalités doivent prendre plus d’importance à l’avenir”, largement devant la commune (40%) ; la Région (26 %) ; le Département (22 %).  68 % se déclarant très favorable au regroupement des communes de moins de 1000 habitants en une seule entité. Sur ce champ de l’intercommunalité, incontestablement les lignes bougent dans l’opinion publique !

Des enjeux électoraux qui ont tendance à se nationaliser
Désormais, près de 4 électeurs sur 10 (37 %) envisagent d’exprimer un vote par rapport à des enjeux nationaux dont 26 % pour sanctionner le gouvernement. La politisation des intentions de vote aux municipales révèle un rapport de force qui bénéficie largement au Front National (16 %, en progression de 12 points par rapport à mars 2013), fragilise la gauche parlementaire (40 % contre 42 %) et pénalise nettement les partis de droite dont le score reculerait de 38 % à 35 %. Reste une inconnue majeure : comment se comportera l’électorat tenté par un vote extrémiste lorsqu’il ne trouvera une offre en rapport, ce qui sera le cas dans beaucoup de communes de petite ou moyenne taille ?

Des attentes qui évoluent peu mais se précisent
Par rapport à l’analyse que je formulais dans mon post du 28 mai, les attentes des concitoyens évoluent peu, mais se précisent. Si le besoin de protection contre les conséquences de la crise reste fort, une majorité de personnes (61 %) déclare ne pas faire  confiance à leur maire pour les protéger.
Par ailleurs, parmi les préoccupations, celle relative à la fiscalité se détache très nettement, tandis que les thématiques de la délinquance, de la circulation et de l’accès au logement cristallisent de fortes attentes.

Participation :
Le potentiel de participation à six mois, c’est-à-dire la proportion de personnes se déclarant tout à fait certaines d’aller voter aux élections municipales, s’établit à 51 %. En 2008, à six mois il était de 61,05 %, soit une érosion de 10 points. De même, apparaissent de très fortes disparités entre classes d’âges : seul un tiers des personnes âgées de 18-24 ans se disent tout à fait certaines d’aller voter aux municipales, contre 70 % pour les plus de 65 ans ! Des données qui confirment que l’abstention, tout particulièrement celle des jeunes, est une très forte menace, de nature à peser lourdement sur le vote et ses résultats !

Tels sont les principaux enseignements que l’on peut tirer. Des éléments de réflexion à intégrer dans les stratégies qui, ici et là s’esquissent assurément !

* sondage CSA pour BFM TV et Le Figaro réalisé du 10 au 12 septembre
   sondage TNS pour l’association des Maires des Grandes Ville (AMVGF) réalisé du 13 au 16 septembre

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